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Burkina Faso

Le Burkina Faso a obtenu son indépendance de la France en 1960. Des coups d’État militaires répétés durant les années 1970 et 1980 ont été suivis par des élections multipartites au début des années 1990. Le président Blaise Compaoré est arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire en 1987 et a remporté toutes les élections depuis. En automne 2014, Blaise Campaoré a été chassé du pouvoir par une insurrection populaire qui refusait un changement de la constitution permettant à ce dernier de se représenter. Depuis le pays est dirigé par un Gouvernement de transition en attendant de nouvelles élections fin 2015.

Avec un PIB par tête de l’ordre de 1,5 EUR par jour et par habitant, le Burkina Faso (16,9 millions d’habitants vivant à 83 % dans les zones rurales) est un pays pauvre (183e rang sur 187 au classement 2014 de l’Indice de Développement humain) et enclavé. La forte pression démographique (+3,1 % par an) absorbe une part importante de la croissance économique (supérieure à 6 % par an au cours de la dernière décennie). L’aide au développement (en moyenne 10 % du PIB sur les cinq dernières années) et le développement aurifère (en 2013, l’or a représenté 80 % des exportations du Burkina Faso) contribuent fortement au dynamisme de l’économie burkinabè.

Le secteur agricole représente 33 % du PIB du Burkina Faso et emploie environ 86 % de la population active. Comme beaucoup de ses pairs africains, le Burkina Faso souffre de sous-investissement dans ce secteur. Les investissements dans le secteur agricole sont principalement concentrés sur l’exploitation de coton. Le Burkina Faso a un potentiel élevé de production et de transformation dans le secteur agro-alimentaire, mais il est faiblement valorisé et de nombreux investisseurs rencontrent des difficultés financières. L’absence de politiques d’infrastructure et l’incohérence de certaines politiques sont des obstacles majeurs, ce qui explique la performance mitigée du secteur agricole au Burkina Faso.

En 2013, l’inflation a été contenue à 2 %. Le déficit budgétaire, malgré une forte augmentation des dépenses sociales à compter de septembre 2013, est resté limité à 3 % du PIB. La dette externe, dont la soutenabilité ne semble pas poser de problème à moyen terme, a été inférieure à 2012 (22,9 % du PIB) et s’établit, en 2013, à 21,8 % du PIB. La dette totale a toutefois augmenté passant de 27,3 % du PIB en 2012 à 33,3 % du PIB en 2013. Le déficit de la balance des paiements courants présente une tendance à l’aggravation en 2013 et 2014 (-0,8 % du PIB en 2012 ; -3,5 % en 2013 ; -5,8 % prévus pour 2014) du fait, notamment, de la baisse du prix international et de la stagnation de la production du principal produit d’exportation du Burkina Faso (l’or), de la réduction des cours mondiaux du coton ainsi que de la forte augmentation des importations principalement tirées par les projets publics d’investissement. Fin 2013, le FMI a approuvé la septième et dernière revue de la Facilité élargie de crédit qui s’est terminée fin 2013. En outre, il s’est prononcé pour la mise en place d’un nouvel arrangement triennal de même nature dont la première revue a été approuvée en juin 2014.

Le Burkina Faso a été éligible dès 1997 à l’initiative PPTE (Pays pauvres Très endettés), et a bénéficié dans ce cadre d’un important allègement de dette, notamment de la part des créanciers multilatéraux et de ceux du Club de Paris. L’atteinte du point d’achèvement en juin 2002 a ouvert la voie à un traitement final de la dette due par le pays aux créanciers du Club de Paris, qui ont accepté l’annulation de plus de 97% de leurs créances. Des efforts supplémentaires ont été accordés par les institutions multilatérales fin 2005 au titre de l’Initiative d’Allègement de la Dette multilatérale (IADM). Le stock de dette extérieure du Burkina Faso à fin 2013 (3 milliards de dollars) est constitué à 80 % de dette multilatérale. Le FMI a requalifié le pays en risque de surendettement modéré lors de la 4e revue de la dernière FEC.

L’APD totale reçue par le Burkina Faso s’est élevé en 2012 à 1 159 millions USD (contre 995 en 2011 et 1 062 en 2010). La France (89 millions USD par an sur 2011-2012 soit 18 % de l’aide bilatérale) est le deuxième bailleur bilatéral derrière les États-Unis (20 %). La Banque mondiale (221 millions USD par an sur 2011-2012) fournit 38 % de l’aide multilatérale suivie de l’Union européenne (27 %).

Les actions développées par LuxDev s’inscrivent dans le deuxième Programme indicatif de la Coopération Burkina Faso-Luxembourg 2012-2016. Un nouveau Programme de Coopération pour la période 2017 - 2020 sera prochainement élaboré de manière conjointe avec les autorités nationales. Les principaux domaines et champs d’activité au Burkina Faso sont les suivants :

  • la lutte contre la pauvreté au travers l’appui au programme national des plateformes multifonctionnelles ;
  • l’éducation : enseignement de base et alphabétisation ;
  • l’enseignement professionnelle et technique ;
  • l’appui au secteur forestier ;
  • l’élevage et la récupération des ressources pastorales ;
  • la médicine transfusionnelle ;
  • les Technologies Information et Communication (TIC’s).

La Coopération luxembourgeoise participe aux cadres de concertations sectorielles ainsi qu’à l’effort de la Programmation conjointe de l’Union européenne.

Évolutions des activités au Burkina Faso (en milliers EUR)

Distribution des déboursements par secteur en 2015

Tous nos projets au Burkina Faso

Projets en préparation au Burkina Faso

Code Projet Titre Secteurs Budget Indicatif
BKF/024Projet de Récupération des Terres dégradées à But pastoral et dans les Espaces de ConservationGestion des Ressources naturelles5 000 000 EUR